Thursday, July 03, 2008

RECOURS AUX MARIAGES MIXTES : Le dernier tour de passe-passe des dealers
"Traqués de toutes parts, les trafiquants ont commencé à changer de stratégie. Leur nouvelle trouvaille consiste à profiter de la naïveté des jeunes filles, voire leur incompressible envie d’aller explorer les vertes prairies européennes, pour les embarquer, via les mariages mixtes, dans des réseaux inextricables.
Les mariages mixtes sont nombreux de nos jours. Beaucoup de filles ne rêvent que de convoler en justes noces avec un blanc. Qu’importe ce qu’il fait dans la vie. L’essentiel est qu’il soit capable de les emmener en Europe pour qu’elles sortent de la galère sahélienne. Malheureusement, trop souvent, ce sont ces «messies» qui les plongent dans la galère. En effet, beaucoup de dealers cherchent des filles autochtones pour une couverture, histoire de mieux faire leurs activités délictuelles sans tomber dans les mailles des forces répressives. Ils «recrutent» des filles en les maquillant sous la forme de «mariages mixtes».
Résultat : les femmes qui purgent des peines dans des prisons sont nombreuses. Pendant ce temps, leurs maris de dealers vaquent tranquillement à leurs occupations. Dans les prisons pour femmes de Liberté VI, de Dakar, ou de Rufisque, on dénombre de nombreuses détenues incarcérées pour avoir eu des activités liées aux stupéfiants. Une Sénégalaise purge une peine à São Paulo pour la détention de l8 kg de cocaïne. Toujours au Brésil, une autre Sénégalaise a été arrêtée avec 5,6 kg de cette drogue. Des compatriotes de sexe féminin, en possession de cocaïne, ont aussi été arrêtées à l'aéroport de Casablanca, alors qu’elles étaient en transit pour l'Europe. Une concitoyenne, dont le mari est Roumain, est activement recherchée par les éléments de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) pour 5 tonnes de cocaïne. Tout dernièrement, une autre a été arrêtée avec 8 tonnes de haschich. Ce qui fait dire au commissaire Abdoulaye Niang que les parents ont une large part de responsabilité.
«Il faut que les parents soient plus regardants sur les mariages de leurs filles. Comme on a l’habitude de le faire chez nous. Quand quelqu’un vient chez nous pour chercher une femme, il faut d’abord demander où sont les parents du prétendant. Qu’il soit blanc ou noir. Mais parce que c’est un étranger, on ne cherche pas à savoir», dit-il. Ce que bon nombre de parents ne font pas, se limitant, s’ils sont musulmans, à demander au prétendant de se convertir à l’Islam. Et lorsque leurs filles se retrouvent derrière les barreaux, ils n’ont que leurs yeux pour pleurer.
http://www.lobservateur.sn/articles/showit.php?id=18522&cat=actualite

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