Thursday, November 08, 2007

Et toujours l'amour des papiers.
"Sylvana a rencontré Ammar au centre commercial la Verrière, en 2002. Il lui a été présenté par des Tunisiens. « Il avait soi-disant flashé sur moi, raconte-t-elle dégoûtée. A cette époque, je souffrais d'arthrose aux cervicales. Il m'accompagnait aux urgences en cas de besoin, à la Pitié-Salpêtrière où j'étais soignée. On s'est mariés en quelques semaines. Je croyais en son amour, j'ai été trahie et humiliée.
"Son avocate Julia Moroni, qui défend une autre Française mariée, estime que « chaque époux a trouvé son compte dans cette union. Mes clientes n'ont tiré aucun bénéfice de ces mariages, au contraire. Elles assumaient la plupart des charges quotidiennes, payaient le loyer et, aujourd'hui, ont peur de leur mari. »
"Les amis de Sylvana la mettent en garde contre cet homme qui ne cherche, selon eux, que des papiers. « Je refusais de les croire. Ammar m'apportait beaucoup de soutien. Le soir, je n'étais pas seule. Je l'aimais énormément et je l'aime toujours. » Alors, quand son époux lui demande de servir de témoin de mariage, elle accepte sans hésiter. « C'était des membres de sa famille, je trouvais ça normal. Peu de temps après, l'épouse d'un de ses oncles m'a dit qu'elle avait touché 1 500 € pour ce mariage. Elle pleurait parce qu'elle n'avait pas obtenu tout l'argent promis. »
"Puis une enquête des renseignements généraux a fait éclater la filière tunisienne. Depuis, Sylvana a peur. « Je ne vais plus à la Verrière, les Tunisiens me regardent de travers. Je ne comprends pas qu'on puisse utiliser l'amour des gens ainsi. C'est dégueulasse ! »
Source : MARIAGES BLANCS. « Je croyais en son amour, j'ai été trahie » Valentine Rousseau Rousseau
mercredi 07 novembre 2007 Le Parisien
http://www.leparisien.fr/home/maville/seineetmarnenord/articles.htm?articleid=291354950

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